24 11 2009

AVIS AUX LECTEURS

Ce site n’est plus actif. Nous le laissons en ligne aux fins d’archives seulement.

À la suite de l’élection du Parti VISION Citoyens, le 1er novembre 2009, le projet de revitalisation du centre-ville de Sainte-Adèle connaîtra un nouveau tournant, puisque la nouvelle administration ne donnera pas suite au projet développé par les administrations précédentes.

La rédaction

Publicités




Îlot Grignon: séance d’information sur invitation seulement

9 10 2008

Le 15 octobre prochain, à 19 h 30, se tiendra une séance d’information sur le projet de l’Îlot Grignon et les avis de réserve. La rencontre aura lieu dans la salle du conseil municipal. Seuls les propriétaires qui sont le coup d’un avis de réserve sont attendus. La municipalité confirme en effet qu’il s’agit d’une rencontre «sur invitation seulement», une situation déplorée par plusieurs observateurs et acteurs dans ce controversé dossier.

Rappelons qu’en septembre dernier, un groupe de citoyens opposé à la formule du projet, notamment aux expropriations, a déposé une pétition comptant plus de 1100 signatures. Doris Poirier, avocate adéloise qui représente le groupe, soutient que ce chiffre représente un peu plus de 10 % de l’électorat adélois. Plusieurs s’expliquent mal le huis clos imposé à cette rencontre où l’on discutera d’un projet collectif.





Dépôt de la pétition et vente du parc Claude-Henri Grignon

19 09 2008

Lundi dernier, lors de la période des questions de la séance du conseil municipal, Doris Poirier a déposé officiellement au nom du groupe de citoyens qu’elle représente, une pétition qui s’oppose à la formule actuelle du projet de revitalisation du centre-ville de Sainte-Adèle. 

Doris Poirier

Malgré de modestes ressources, le groupe est parvenu à recueillir plus de 1100 signatures d’Adélois, et ce, en seulement quelques mois. L’avocate Doris Poirier précise que le groupe a pris soin de retirer les doubles signatures et celles des personnes qui n’habitent pas Sainte-Adèle. Selon les instigateurs de la pétition, le nombre de signatures représente un peu plus de 10% de l’électorat adélois: «Quand une pétition réussit à aller chercher plus de 10% de l’électorat, en seulement quelques mois, c’est très significatif. Des élus qui se disent au service de la population ne peuvent faire autrement que d’en tenir compte», soutient la juriste adéloise.

Accueilli plutôt froidement par le maire Claude Descôteaux, le dépôt de la pétition a précédé une intervention de Doris Poirier où elle posait une série de questions qui reprenaient en substance le libellé de la pétition. L’exercice a permis d’apprendre qu’à l’exception de quelques bâtiments, tout est à vendre dans le quadrilatère visé par le controversé projet, y compris le parc Claude-Henri Grignon: «C’est maintenant officiel, le maire et ses conseillers s’apprêtent à vendre le parc, qui est non seulement un monument à Sainte-Adèle, mais aussi le cœur de notre village», s’indigne Doris Poirier. L’avocate adéloise dit aussi avoir noté d’importantes contradictions entre les propos tenus par certains conseillers, notamment par André Lamarche, et les documents qu’elle a obtenus de la Ville : «Bien que l’on affirme que certains bâtiments ne sont pas menacés, ils se retrouvent bel et bien dans la liste des dix-neuf immeubles qui ont sur la tête un avis de réserve valide jusqu’en septembre 2009». «Que cachent ces contradictions?», ajoute l’avocate. 

Questionnée sur les actions qui seront entreprises suite au dépôt de la pétition, l’avocate adéloise précise: «Nous allons regarder très attentivement la réaction de la population qui ne peut plus ignorer que la Ville s’apprête à vendre le cœur de leur village. Les réactions de la population dicteront les prochaines actions. D’ici là, il est toujours possible de signer la pétition».

Une période des questions houleuse

Les élus ont dû faire face à un feu nourri de questions et de frustrations exprimées par les citoyens inquiets et en colère à propos du flou qui entoure toujours le projet de revitalisation du centre-ville. 

Des commentaires recueillis auprès de citoyens après la tenue de l’assemblée traduisent bien l’indignation ressentie devant l’attitude de certains conseillers et plus particulièrement celle du maire Descôteaux: «Il n’a aucune empathie à l’égard d’une population inquiète. Il est évident que cet homme n’a pas l’intention de consulter les citoyens sur quoi que ce soit». 

D’autres observateurs ont souligné les évidentes dissensions qui affligent un conseil «manifestement divisé et pas du tout en maîtrise de ses dossiers». 

Texte et photo: André Bérard

Article publié dans le journal Accès, édition du 19 septembre 2008





Dossier Îlot Grignon

24 08 2008

Tiré du bulletin des activités municipales du 24 août 2008

Un avis de motion a été déposé pour l’achat de terrains au coin du Chemin Pierre-Péladeau et de la rue Sigouin, dans le cadre du projet d’implantation d’une bibliothèque municipale à cet endroit. 

Plus précisément, cet achat permettra à la Ville d’aménager, en plus d’une bibliothèque municipale, des espaces verts (parc) et des espaces commerciaux.

Précédemment la Ville s’était portée acquéreur des terrains de Rona, de Pétro-Canada et du bâtiment au coin des rues Sigouin et Notre-Dame au coût de1,55M$.

Pourquoi toutes ces acquisitions?

Pour la création d’un centre-ville qui entraînera de nouveaux investissements favorables pour des activités au centre-ville de Sainte-Adèle et, notamment, la création d’emplois.

Des entreprises seront bientôt invitées à déposer des propositions pour le développement de l’Îlot Grignon.

Que se passe-t-il avec les autres immeubles de l’Îlot Grignon?

Les autres propriétaires ont reçu un avis de réserve. Cet avis informe les propriétaires que la Ville désire acquérir leur propriété pour utilisation à des fins municipales.

Pour connaître la définition du ministère des Affaires municipales et Régions sur la réserve pour fins publiques





Revitalisation du centre-ville adélois: Pétition et mobilisation citoyenne

8 08 2008

Depuis plus d’un mois, les citoyens de Sainte-Adèle peuvent signer une pétition s’opposant à certains aspects du projet de revitalisation du centre-ville de Sainte-Adèle. Doris Poirier, une avocate adéloise bien connue pour son engagement et ses participations aux séances du conseil et Josée Barbeau, ex-conseillère municipale, lèvent le rideau sur une action citoyenne qui vise à porter sur la place publique les questions que soulève le controversé projet au sein de la communauté adéloise. 

Doris Poirier

Les deux citoyennes qui militent en faveur du bien public tiennent à préciser que le groupe qu’elles représentent ne s’oppose pas à tout développment à Sainte-Adèle: «Nous avons décidé de nous regrouper et de faire circuler une pétition qui vise principalement à s’opposer aux expropriations. Nous croyons qu’il existe une façon de faire les choses. L’expropriation à grands frais de citoyens et de commerces qui sont déjà installés dans le quadrilatère visé par le projet est la mauvaise façon de procéder.»

À l’instar de plusieurs observateurs, les deux citoyennes critiquent le manque d’information concernant ce projet d’importance. Outre les expropriations, elles dénoncent également le fait que l’on ne mentionne jamais les coûts qui s’y rattachent, par exemple, la mise à niveau des infrastructures, l’entretien des stationnements municipaux qui seront créés, la réorganisation de la circulation en périphérie du centre, etc. «Nous savons comment tout ça va commencer, mais pas comment ça va finir et qui va payer la facture», lance Doris Poirier. «Dans ce projet, tout est flou, tout est vague et l’espace parc n’est ni tracé ni fixé», ajoute l’ex-conseillère Josée Barbeau qui jusqu’au jour de sa démission, à l’automne 2007, dit n’avoir obtenu aucune réponse claire à ses questions pourtant insistantes concernant les tenants et aboutissants de ce projet.

Les deux citoyennes souhaitent que les Adélois réalisent que le projet de l’Îlot Grignon a un coût. Doris Poirier précise: «Cette approche va alourdir notre endettement.  En analysant les chiffres que j’ai obtenus de la Ville, j’ai calculé que la valeur foncière des dix-neuf immeubles visés par un avis de réserve s’élève à près de 4,5 millions $. Nous n’avons pas encore parlé de la valeur commerciale, de la juste valeur marchande ni des poursuites devant les tribunaux pour s’opposer possiblement à l’expropriation elle-même ou pour contester l’offre qui sera faite. Ces chiffres sont très conservateurs. Les citoyens doivent refuser de se faire endetter davantage pour le type de développement que l’on veut leur imposer.»

Josée Barbeau

Un projet brouillon? C’est ce que semble croire Josée Barbeau: «Je me questionne sur l’empressement dans ce projet. Je m’explique mal que les nouveaux élus soient si pressés concernant ce projet en particulier alors que les priorités sont ailleurs. Je suis persuadé que ce projet est cher à un petit groupe alors que d’autres naviguent à l’aveuglette. Ça me préoccupe beaucoup.» Propos soutenus par Doris Poirier qui estime quant à elle que «la population adéloise a souvent exprimé son refus de vivre dans une ville purement commerciale et trop achalandée. Il faut bien sûr qu’il y ait des commerces, mais commençons par remplir tous les espaces commerciaux qui sont vides avant d’en ajouter de nouveaux. Commençons par faire avec ce que l’on a. À ma connaissance, il n’existe aucune étude concernant les impacts qu’aura ce projet sur les autres commerces.» Elle ajoute: «Ce projet ne correspond pas aux intérêts de la population. Je ne vois pas comment les Adélois peuvent sortir gagnants du fait d’être endettés davantage. De plus, en quoi la population de Sainte-Adèle sera-t-elle avantagée avec un parc de stationnement de près de 500 cases dans son centre-ville? », renchérit-elle. Les deux citoyennes s’inquiètent aussi du fait que tout laisse croire que l’on va confier le sort du centre-ville adélois à un promoteur.

L’avocate et l’ex-conseillère comptent bien utiliser tous les outils démocratiques existants afin que les citoyens prennent part aux décisions concernant le règlement d’emprunt:« les citoyens pourront se présenter à l’Hôtel de Ville et exiger que se tienne un référendum sur l’emprunt. Si les citoyens se prennent en mains, ils auront à cette occasion la possibilité de s’exprimer clairement. Le registre ne sera ouvert qu’une seule journée et pour obtenir un référendum sur l’emprunt, il faut obtenir un minimum de 500 signatures. Nous invitons les gens à se mobiliser afin de demander une véritable consultation concernant ce projet. Nous avons une occasion de passer un message clair aux élus en leur disant que nous n’avons pas l’intention de les laisser fouiller dans nos poches sans réagir.»

Doris Poirier et Josée Barbeau entendent promouvoir et soutenir cette démarche démocratique. Elles estiment que les citoyens doivent réaliser qu’ils ont un pouvoir décisionnel sur la question de l’emprunt et sur le projet en général: «Notre groupe considère que ce qui est en train de se passer avec ce projet n’a aucun sens. Si la Ville ne retire pas son règlement d’emprunt, nous ferons en sorte qu’il y ait un référendum qui permettra aux citoyens de s’exprimer.»

La pétition n’est que le point de départ des actions que comptent entreprendre les opposants au projet. Doris Poirier et Josée Barbeau soulignent toutefois «que le geste le plus significatif sera quand la population se présentera à l’Hôtel de Ville pour signer le registre exigeant un référendum.»

Des documents consultés par Accès suggèrent que le projet de l’Îlot Grignon s’inspirerait du Lifestyle center, un concept américain qui regroupe des boutiques en plein air dans un style centre-ville, facilement accessible en voiture et offrant beaucoup de stationnements.

Les Adélois peuvent signer la pétition en se rendant aux Moulées du Nord, angle Pierre-Péladeau et Sigouin, à la librairie Desjardins sur la 117 et à la Chocolaterie, située sur la rue Valiquette.

Publié dans l’Accès, édition du 8 août 2008

Photo: André Bérard





Projet Îlot Grignon: Le conseiller Jean-Pierre Pariseau exprime sa dissidence

8 08 2008

Jean-Pierre Pariseau

 Le projet de revitalisation du centre-ville adélois ne compte pas que des citoyens opposés à sa réalisation. Jean-Pierre Pariseau, conseiller du district numéro 2, a aussi exprimé sa dissidence lors du dernier conseil municipal.

C’est lors de l’assemblée municipale du 21 juillet dernier, alors que l’on adoptait un avis de motion pour un règlement d’emprunt visant à acquérir des immeubles dans le cadre de ce projet que le conseiller Pariseau a tenu à manifester clairement sont désaccord. Position qu’il a précisée en entrevue: «Il y a trop peu d’information sur ce dossier à l’heure actuelle. Ça ne m’intéresse pas de donner un mandat en blanc. La Ville a d’autres défis d’importances à relever que celui de l’Îlot Grignon. Nous savons que nous devons mettre à niveau notre réseau d’aqueduc et d’égouts, les infrastructures de voiries sont très désuètes, nous avons d’autres chats à fouetter, sans compter le fameux canard boiteux qu’est La Rolland. Les citoyens en ont assez de payer. Je pense que pour le moment nous n’avons pas les moyens d’aller de l’avant avec le projet de l’Îlot Grignon.»

 Les propos du conseiller Pariseau remettent sur la sellette la question qui brûle les lèvres de bon nombre d’observateurs: la revitalisation du centre-ville répond-elle à une demande? Ce à quoi répond le conseiller:«Le projet de l’Îlot Grignon est un désir cher à certains élus. Pour ma part, j’estime que ce projet n’est d’aucune façon une priorité pour la municipalité. Nous avons déjà un centre commercial à moitié rempli. Il y a un nombre considérable d’espaces commerciaux inoccupés à Sainte-Adèle. Nous sommes loin de manquer d’espaces pour assurer notre vitalité commerciale. Les commerçants sont aussi des contribuables et doivent voir d’un mauvais œil la compétition directe exercée par la ville dans ce projet. Ce n’est pas le rôle de la Ville que d’être promoteur immobilier.»

Selon le conseiller du district numéro 2, la situation financière de la Ville impose la plus grande prudence: «Nous ne sommes pas dans la bonne période économique pour réaliser un tel projet. Nous connaissons tous la situation financière de la Ville. Je crois que les citoyens souhaitent d’abord que l’on consolide nos opérations avant de se lancer dans des projets d’envergure comme celui de la revitalisation du centre-ville.»  Le conseiller estime que la Ville a déjà investi assez d’argent dans ce projet lors de l’acquisition de certains terrains et avance même l’idée de les revendre. Concernant l’installation de la nouvelle bibliothèque municipale dans le quadrilatère visé par le projet, le conseiller est formel: «Ma position est très claire concernant la bibliothèque. J’ai voté contre dès le début. On a dit que l’on fermerait la bibliothèque de Mont-Rolland au profit d’une bibliothèque centrale. On a droit à certains services dans le secteur Mont-Rolland. Nous devons et voulons conserver nos acquis. Encore une fois, une nouvelle bibliothèque n’est pas une priorité à Sainte-Adèle. Je ne suis pas contre la culture, loin de là, mais il faut vivre selon nos moyens. Nous avons déjà deux bibliothèques à Sainte-Adèle, et pour l’instant, elles répondent à nos besoins.»

Jean-Pierre Pariseau souhaite que le parc conserve sa vocation: «Il faut conserver le parc Grignon dans son état actuel. Il faut bien sûr l’améliorer et l’embellir, mais surtout conserver sa vocation d’espace vert.»

Conscient des effets de sa dissidence sur le conseil municipal adélois, Jean-Pierre Pariseau dit agir en fonction des intérêts supérieurs des Adélois : «Je sais que je suis un dissident au sein du conseil. Je vais garder ma position. Il s’agit pour moi d’une question d’honnêteté, c’est ma façon de gouverner. Je veux gérer les finances publiques avec le plus de rigueur possible.»

Jean-Pierre Pariseau est également président de la Commission de l’administration, vice-président de la Commission des finances et développement économique et membre du Conseil d’administration de l’Office municipal d’habitation de Ste-Adèle. 

Publié dans l’Accès, édition du 8 août 2008

Photo: André Bérard





Îlot Grignon : un aperçu

23 07 2008

Voici le plan obtenu par Doris Poirier au bureau du greffier de Sainte-Adèle. Cette dernière en a fait la demande en précisant qu’elle souhaitait se procurer le plan le plus récent du projet de revitalisation du centre-ville. C’est ce document qu’on lui a remis. Notons qu’il diffère de façon importante de celui affiché dans l’Îlot même. L’analyse du plan confirme que l’on étudie la possibilité d’installer la nouvelle bibliothèque municipale sur le terrain actuellement occupé par le commerce les Moulées du Nord (bâtiment F sur le plan). 

Bien que l’on affirme du côté de la Ville que le projet est encore à l’étape conceptuelle, le plan obtenu par Doris Poirier suggère que les grandes lignes du projet sont déjà tracées : une bibliothèque, un espace parc, des tennis, un espace résidentiel unifamilial jumelé, un espace commercial et de services et des cases de stationnement résidentiel et commercial (environ 450).

Cliquez sur l’image pour l’agrandir.