Dépôt de la pétition et vente du parc Claude-Henri Grignon

19 09 2008

Lundi dernier, lors de la période des questions de la séance du conseil municipal, Doris Poirier a déposé officiellement au nom du groupe de citoyens qu’elle représente, une pétition qui s’oppose à la formule actuelle du projet de revitalisation du centre-ville de Sainte-Adèle. 

Doris Poirier

Malgré de modestes ressources, le groupe est parvenu à recueillir plus de 1100 signatures d’Adélois, et ce, en seulement quelques mois. L’avocate Doris Poirier précise que le groupe a pris soin de retirer les doubles signatures et celles des personnes qui n’habitent pas Sainte-Adèle. Selon les instigateurs de la pétition, le nombre de signatures représente un peu plus de 10% de l’électorat adélois: «Quand une pétition réussit à aller chercher plus de 10% de l’électorat, en seulement quelques mois, c’est très significatif. Des élus qui se disent au service de la population ne peuvent faire autrement que d’en tenir compte», soutient la juriste adéloise.

Accueilli plutôt froidement par le maire Claude Descôteaux, le dépôt de la pétition a précédé une intervention de Doris Poirier où elle posait une série de questions qui reprenaient en substance le libellé de la pétition. L’exercice a permis d’apprendre qu’à l’exception de quelques bâtiments, tout est à vendre dans le quadrilatère visé par le controversé projet, y compris le parc Claude-Henri Grignon: «C’est maintenant officiel, le maire et ses conseillers s’apprêtent à vendre le parc, qui est non seulement un monument à Sainte-Adèle, mais aussi le cœur de notre village», s’indigne Doris Poirier. L’avocate adéloise dit aussi avoir noté d’importantes contradictions entre les propos tenus par certains conseillers, notamment par André Lamarche, et les documents qu’elle a obtenus de la Ville : «Bien que l’on affirme que certains bâtiments ne sont pas menacés, ils se retrouvent bel et bien dans la liste des dix-neuf immeubles qui ont sur la tête un avis de réserve valide jusqu’en septembre 2009». «Que cachent ces contradictions?», ajoute l’avocate. 

Questionnée sur les actions qui seront entreprises suite au dépôt de la pétition, l’avocate adéloise précise: «Nous allons regarder très attentivement la réaction de la population qui ne peut plus ignorer que la Ville s’apprête à vendre le cœur de leur village. Les réactions de la population dicteront les prochaines actions. D’ici là, il est toujours possible de signer la pétition».

Une période des questions houleuse

Les élus ont dû faire face à un feu nourri de questions et de frustrations exprimées par les citoyens inquiets et en colère à propos du flou qui entoure toujours le projet de revitalisation du centre-ville. 

Des commentaires recueillis auprès de citoyens après la tenue de l’assemblée traduisent bien l’indignation ressentie devant l’attitude de certains conseillers et plus particulièrement celle du maire Descôteaux: «Il n’a aucune empathie à l’égard d’une population inquiète. Il est évident que cet homme n’a pas l’intention de consulter les citoyens sur quoi que ce soit». 

D’autres observateurs ont souligné les évidentes dissensions qui affligent un conseil «manifestement divisé et pas du tout en maîtrise de ses dossiers». 

Texte et photo: André Bérard

Article publié dans le journal Accès, édition du 19 septembre 2008





Revitalisation du centre-ville adélois: Pétition et mobilisation citoyenne

8 08 2008

Depuis plus d’un mois, les citoyens de Sainte-Adèle peuvent signer une pétition s’opposant à certains aspects du projet de revitalisation du centre-ville de Sainte-Adèle. Doris Poirier, une avocate adéloise bien connue pour son engagement et ses participations aux séances du conseil et Josée Barbeau, ex-conseillère municipale, lèvent le rideau sur une action citoyenne qui vise à porter sur la place publique les questions que soulève le controversé projet au sein de la communauté adéloise. 

Doris Poirier

Les deux citoyennes qui militent en faveur du bien public tiennent à préciser que le groupe qu’elles représentent ne s’oppose pas à tout développment à Sainte-Adèle: «Nous avons décidé de nous regrouper et de faire circuler une pétition qui vise principalement à s’opposer aux expropriations. Nous croyons qu’il existe une façon de faire les choses. L’expropriation à grands frais de citoyens et de commerces qui sont déjà installés dans le quadrilatère visé par le projet est la mauvaise façon de procéder.»

À l’instar de plusieurs observateurs, les deux citoyennes critiquent le manque d’information concernant ce projet d’importance. Outre les expropriations, elles dénoncent également le fait que l’on ne mentionne jamais les coûts qui s’y rattachent, par exemple, la mise à niveau des infrastructures, l’entretien des stationnements municipaux qui seront créés, la réorganisation de la circulation en périphérie du centre, etc. «Nous savons comment tout ça va commencer, mais pas comment ça va finir et qui va payer la facture», lance Doris Poirier. «Dans ce projet, tout est flou, tout est vague et l’espace parc n’est ni tracé ni fixé», ajoute l’ex-conseillère Josée Barbeau qui jusqu’au jour de sa démission, à l’automne 2007, dit n’avoir obtenu aucune réponse claire à ses questions pourtant insistantes concernant les tenants et aboutissants de ce projet.

Les deux citoyennes souhaitent que les Adélois réalisent que le projet de l’Îlot Grignon a un coût. Doris Poirier précise: «Cette approche va alourdir notre endettement.  En analysant les chiffres que j’ai obtenus de la Ville, j’ai calculé que la valeur foncière des dix-neuf immeubles visés par un avis de réserve s’élève à près de 4,5 millions $. Nous n’avons pas encore parlé de la valeur commerciale, de la juste valeur marchande ni des poursuites devant les tribunaux pour s’opposer possiblement à l’expropriation elle-même ou pour contester l’offre qui sera faite. Ces chiffres sont très conservateurs. Les citoyens doivent refuser de se faire endetter davantage pour le type de développement que l’on veut leur imposer.»

Josée Barbeau

Un projet brouillon? C’est ce que semble croire Josée Barbeau: «Je me questionne sur l’empressement dans ce projet. Je m’explique mal que les nouveaux élus soient si pressés concernant ce projet en particulier alors que les priorités sont ailleurs. Je suis persuadé que ce projet est cher à un petit groupe alors que d’autres naviguent à l’aveuglette. Ça me préoccupe beaucoup.» Propos soutenus par Doris Poirier qui estime quant à elle que «la population adéloise a souvent exprimé son refus de vivre dans une ville purement commerciale et trop achalandée. Il faut bien sûr qu’il y ait des commerces, mais commençons par remplir tous les espaces commerciaux qui sont vides avant d’en ajouter de nouveaux. Commençons par faire avec ce que l’on a. À ma connaissance, il n’existe aucune étude concernant les impacts qu’aura ce projet sur les autres commerces.» Elle ajoute: «Ce projet ne correspond pas aux intérêts de la population. Je ne vois pas comment les Adélois peuvent sortir gagnants du fait d’être endettés davantage. De plus, en quoi la population de Sainte-Adèle sera-t-elle avantagée avec un parc de stationnement de près de 500 cases dans son centre-ville? », renchérit-elle. Les deux citoyennes s’inquiètent aussi du fait que tout laisse croire que l’on va confier le sort du centre-ville adélois à un promoteur.

L’avocate et l’ex-conseillère comptent bien utiliser tous les outils démocratiques existants afin que les citoyens prennent part aux décisions concernant le règlement d’emprunt:« les citoyens pourront se présenter à l’Hôtel de Ville et exiger que se tienne un référendum sur l’emprunt. Si les citoyens se prennent en mains, ils auront à cette occasion la possibilité de s’exprimer clairement. Le registre ne sera ouvert qu’une seule journée et pour obtenir un référendum sur l’emprunt, il faut obtenir un minimum de 500 signatures. Nous invitons les gens à se mobiliser afin de demander une véritable consultation concernant ce projet. Nous avons une occasion de passer un message clair aux élus en leur disant que nous n’avons pas l’intention de les laisser fouiller dans nos poches sans réagir.»

Doris Poirier et Josée Barbeau entendent promouvoir et soutenir cette démarche démocratique. Elles estiment que les citoyens doivent réaliser qu’ils ont un pouvoir décisionnel sur la question de l’emprunt et sur le projet en général: «Notre groupe considère que ce qui est en train de se passer avec ce projet n’a aucun sens. Si la Ville ne retire pas son règlement d’emprunt, nous ferons en sorte qu’il y ait un référendum qui permettra aux citoyens de s’exprimer.»

La pétition n’est que le point de départ des actions que comptent entreprendre les opposants au projet. Doris Poirier et Josée Barbeau soulignent toutefois «que le geste le plus significatif sera quand la population se présentera à l’Hôtel de Ville pour signer le registre exigeant un référendum.»

Des documents consultés par Accès suggèrent que le projet de l’Îlot Grignon s’inspirerait du Lifestyle center, un concept américain qui regroupe des boutiques en plein air dans un style centre-ville, facilement accessible en voiture et offrant beaucoup de stationnements.

Les Adélois peuvent signer la pétition en se rendant aux Moulées du Nord, angle Pierre-Péladeau et Sigouin, à la librairie Desjardins sur la 117 et à la Chocolaterie, située sur la rue Valiquette.

Publié dans l’Accès, édition du 8 août 2008

Photo: André Bérard





Pierre Grignon, mieux qu’un appui : une réflexion

22 06 2008

Voici un appui que je n’attendais pas. Je l’ai cependant convoité, je dois m’en confesser. C’est un cadeau. Certains diront que le texte est un peu long pour un carnet.  Je leur répondrai que lorsqu’il s’agit de Pierre Grignon, ce n’est jamais trop long.

Bonne lecture.

J’ignore combien de journalistes professionnels animent un blogue à caractère essentiellement municipal, sur un dossier particulier. À l’heure où des millionnaires ayant fait fortune dans les vidanges tentent de fermer des salles de nouvelles en régions sous prétexte que leur acquisition de TQS en dépend, je m’interroge sur ces deux aspects : «journalistes professionnels» et «dossier essentiellement municipal». Si les montréalistes peuvent survivre à cette mort annoncée des nouvelles à TQS, ce qui ne leur fera pas un pli sur le nombril du Québec qu’ils croient être, il en va tout autrement pour ce qui est des régions. Les voies de communication, et les voix des communicateurs risquent de bifurquer vers des canaux parallèles ou innovateurs en matière de démocratie.

Le blogue d’André Bérard, journaliste professionnel et citoyen de Sainte-Adèle, explore une artère nouvelle, moderne, libre, donc menaçante. Surtout pour certains élus peu habitués à la discussion, même entre eux. Je ne dis pas «tous» les élus. Plusieurs sont bien préparés à exercer leurs délicates fonctions et ont compris qu’on ne peut pas plaire à tout le monde et à son père. Ni à son maire… Scusez!

Je ne crois pas aux dictats imposés par des pétitions ni à ceux d’éventuels blogues si bien animés soient-ils. Vous avez bien lu «dictats imposés». Les élus sont d’abord des élus. Et ils doivent le demeurer. Ils ont à assumer des responsabilités très lourdes. Ils doivent exercer leurs fonctions de manière éclairée, au-dessus de tout soupçon et de toute cabale partisane. Pour moi, un blogue animé de façon consciencieuse, au même titre qu’un journaliste professionnel se doit de traiter honnêtement l’information venant de sources vérifiées et véridiques, peut être d’un apport très précieux dans la prise de décision. Tout intervenant dans un blogue sur un dossier municipal doit signer son texte. Pas de pseudonyme. Pas de faux-fuyants. Chacun doit également signifier de quelle ville ou village il est. N’oublions pas qu’il s’agit de dossiers municipaux, relevant des élus d’une ville en particulier. Le blogue étant planétaire, il importe de savoir d’où sont les intervenants. Tout simplement.

Il faut voir les levées de boucliers et les hauts cris qu’ont suscités les constructions de la tour Eiffel et du château Frontenac, pour ne prendre que deux exemples entre mille. Les pavés ont volé et les chemises se sont déchirées dans des élans poétiques et patriotiques dans un Paris, que dis-je, dans une France outrée à l’idée d’élever un tel monstre d’acier dans la capitale française. À Québec les gens ont manifesté dans les rues contre la construction d’un hôtel sur le cap Diamant. Quel outrage allait-on commettre à tout jamais! Ce fut peut-être la plus grande controverse de l’histoire de la Vieille-Capitale. Quels sont les symboles de Paris et de Québec aujourd’hui? Je ne crois pas que je me serais soustrait aux débats de l’époque. Je ne dis pas que j’aurais été du clan des promoteurs de ces projets. Je suis plutôt convaincu du contraire. J’aurais perdu ces deux combats mais je ne ferai pas signer de pétitions pour leur destruction. Nous pouvons faire avec…     

Les élus qui gouvernent au seul timbre des sondages ne méritent pas de gouverner. Certains citoyens qui prétendent déterminer les actions des élus par la seule voie des pétitions ne valent guère mieux. Oui à un sondage sur l’état de l’opinion d’une population sur une question donnée. Non à une prise de décision reposant sur le seul résultat  d’un sondage. Oui à une pétition qui apporte un point de vue pertinent d’un groupe de citoyens directement concernés par une éventuelle décision politique. Non à la prise de décision sur la seule foi d’une pétition. La sagesse des élus impose de tenir compte de ces éléments éminemment démocratiques, mais sans s’y plier de manière servile et opportuniste. 

J’appuie la création du blogue sur l’Îlot Grignon, vieux projet éternellement remis sur la table, que dis-je, sur l’autel des consultations, des grands déchirements et des études en série sur la revitalisation du centre-ville de Sainte-Adèle. Comme si le «cœur de Sainte-Adèle» avait déjà vibré à cet endroit qui s’appelle «le parc Claude-Henri-Grignon»! Le blogue saura-t-il éclairer les lanternes par un argumentaire rigoureux? J’ose l’espérer. Je le crois, même.

Se pose la question fondamentale de la participation des élus ou des officiers de la Ville à un blogue portant sur un dossier chaud de leur administration quotidienne. Chacun aura sa réponse bien personnelle à cette question piège. Car c’est un piège. Je n’attends pas d’un maire, ni d’un élu, ni d’un cadre l’engagement de participer de façon formelle et soutenue à un blogue. Se tenir informé, oui. En tenir compte, évidemment. Mais être obligé, je dis bien «obligé», d’y participer, non. Absolument pas. Chacun a une propension plus ou moins grande à écrire, quand ce n’est pas carrément un blocage, car c’est bien de cela qu’il s’agit. La transparence est plus proche du respect de la vérité et de l’honnêteté que de l’obligation de se confesser sur le perron de l’église après la grand’messe.

Je ne suis pas convaincu que j’écrirais ce texte si j’étais encore maire de Sainte-Adèle. Pourtant j’adore écrire. Je n’ai pas le syndrome de la page blanche, ni de la caméra de télé en studio, pas plus que d’un micro. Je dispose en plus de tout mon temps. Ce ne serait pas le cas si j’étais maire de cette Ville, surtout dans l’état où certains l’ont menée ces dernières années. Et je suis libre aussi. Comme jamais auparavant. L’ancien président de classes, d’associations étudiantes, de syndicat de professeurs, l’ancien directeur de collège ou maire d’une ville que j’ai été a toujours eu à partager des politiques, des stratégies de négociations normales, qui demandaient une grande écoute et une ouverture d’esprit, mais pas l’obligation de se confesser sur Internet. Je parlais spontanément à Télé 4 à chaque semaine à mon émission personnelle, en plus d’avoir aidé à ramener la télédiffusion des séances régulières du Conseil, abolie par les membres du Conseil précédent en des temps troubles entraînant la tutelle de 1992.

Le blogue d’André Bérard doit vivre. Il doit respirer la transparence de tous, sans exception, car comme toutes les voies de communication il doit respecter la liberté première de chacun : y participer activement ou pas.

Pierre Grignon,
Citoyen de Sainte-Adèle,
17 juin 2008

 

 

 





Pétition

19 06 2008

Un groupe de citoyens fait présentement circuler une pétition concernant le projet de revitalisation du centre-ville adélois. Les auteurs exigent des signataires qu’ils soient résidents ou propriétaires à Sainte-Adèle, qu’ils soient majeurs ou près de l’être et bien entendu qu’ils ne signent pas plus d’une fois. À ce propos, on assure qu’une vérification attentive sera effectuée afin d’éviter les doublons.

D’autres détails seront communiqués sous peu à l’administrateur de ce blogue relativement à cette pétition.

Voici le libellé officiel de la pétition:

PÉTITION ÎLOT GRIGNON

ATTENDU QUE:

  • La Ville de Sainte-Adèle a déjà dépensé près de 2 millions de dollars dans le quadrilatère nommé «Îlot Grignon.»
  • Elle s’apprête à dépenser d’autres millions en expropriations et autres dépenses dans un projet majeur de développement du centre-ville de Sainte-Adèle, sans consulter ni informer la population.
  • Les coûts réels d’un tel projet demeurent vagues et l’impact pour les payeurs de taxes est totalement inconnu.
  • Le projet actuel vise à implanter au moins 400 cases de stationnement dans l’Îlot.

LES CITOYENS SIGNATAIRES DE CETTE PÉTITION EXIGENT :

  • Qu’un espace vert ayant une superficie ininterrompue de 15 000 mètres carrés soit délimité physiquement et zoné parc avant toute autre démarche.
  • Qu’en plus de ce parc les terrains de tennis soient conservés et entourés de végétaux.
  • Que tout projet d’expropriation dans le quadrilatère soit abandonné par la Ville.
  • Que la Ville procède à une CONSULTATION PUBLIQUE avant toute autre démarche.





La vision de Réjean Charbonneau

6 06 2008

Réjean Charbonneau, ex-candidat à la mairie de Sainte-Adèle lors des élections partielles du 24 février dernier, est le premier à livrer sa vision de la revitalisation du centre-ville adélois.

CHEMIN PIERRE PÉLADEAU:

Retirer le droit de réserve sur les propriétés et laisser l’entreprise privée prendre en main le développement.

 RUE SIGOUIN:

Aménager la rue Sigouin sur toute sa largeur et prévoir du stationnement du côté ouest.

 LE PARC:

Conserver le parc dans sa presque totalité en aménageant une partie pour un marché public, des expositions, des amuseurs publics, etc.

 CHEMIN NOTRE-DAME:

Offrir des terrains au privé pour le développement commercial, par exemple des épiceries spécialisées, des produits du terroir, etc.

Avant de procéder à la vente du terrain, il faudra se questionner sur les BESOINS FUTURS de la Ville en infrastructures municipales, avec une vision portant sur les trente à cinquante prochaines années (maison de la culture, futur Hôtel de Ville, etc.).

 - Réjean Charbonneau, ex-candidat à la mairie de Sainte-Adèle