Îlot Grignon: séance d’information sur invitation seulement

9 10 2008

Le 15 octobre prochain, à 19 h 30, se tiendra une séance d’information sur le projet de l’Îlot Grignon et les avis de réserve. La rencontre aura lieu dans la salle du conseil municipal. Seuls les propriétaires qui sont le coup d’un avis de réserve sont attendus. La municipalité confirme en effet qu’il s’agit d’une rencontre «sur invitation seulement», une situation déplorée par plusieurs observateurs et acteurs dans ce controversé dossier.

Rappelons qu’en septembre dernier, un groupe de citoyens opposé à la formule du projet, notamment aux expropriations, a déposé une pétition comptant plus de 1100 signatures. Doris Poirier, avocate adéloise qui représente le groupe, soutient que ce chiffre représente un peu plus de 10 % de l’électorat adélois. Plusieurs s’expliquent mal le huis clos imposé à cette rencontre où l’on discutera d’un projet collectif.





Dossier Îlot Grignon

24 08 2008

Tiré du bulletin des activités municipales du 24 août 2008

Un avis de motion a été déposé pour l’achat de terrains au coin du Chemin Pierre-Péladeau et de la rue Sigouin, dans le cadre du projet d’implantation d’une bibliothèque municipale à cet endroit. 

Plus précisément, cet achat permettra à la Ville d’aménager, en plus d’une bibliothèque municipale, des espaces verts (parc) et des espaces commerciaux.

Précédemment la Ville s’était portée acquéreur des terrains de Rona, de Pétro-Canada et du bâtiment au coin des rues Sigouin et Notre-Dame au coût de1,55M$.

Pourquoi toutes ces acquisitions?

Pour la création d’un centre-ville qui entraînera de nouveaux investissements favorables pour des activités au centre-ville de Sainte-Adèle et, notamment, la création d’emplois.

Des entreprises seront bientôt invitées à déposer des propositions pour le développement de l’Îlot Grignon.

Que se passe-t-il avec les autres immeubles de l’Îlot Grignon?

Les autres propriétaires ont reçu un avis de réserve. Cet avis informe les propriétaires que la Ville désire acquérir leur propriété pour utilisation à des fins municipales.

Pour connaître la définition du ministère des Affaires municipales et Régions sur la réserve pour fins publiques





Revitalisation du centre-ville adélois: Pétition et mobilisation citoyenne

8 08 2008

Depuis plus d’un mois, les citoyens de Sainte-Adèle peuvent signer une pétition s’opposant à certains aspects du projet de revitalisation du centre-ville de Sainte-Adèle. Doris Poirier, une avocate adéloise bien connue pour son engagement et ses participations aux séances du conseil et Josée Barbeau, ex-conseillère municipale, lèvent le rideau sur une action citoyenne qui vise à porter sur la place publique les questions que soulève le controversé projet au sein de la communauté adéloise. 

Doris Poirier

Les deux citoyennes qui militent en faveur du bien public tiennent à préciser que le groupe qu’elles représentent ne s’oppose pas à tout développment à Sainte-Adèle: «Nous avons décidé de nous regrouper et de faire circuler une pétition qui vise principalement à s’opposer aux expropriations. Nous croyons qu’il existe une façon de faire les choses. L’expropriation à grands frais de citoyens et de commerces qui sont déjà installés dans le quadrilatère visé par le projet est la mauvaise façon de procéder.»

À l’instar de plusieurs observateurs, les deux citoyennes critiquent le manque d’information concernant ce projet d’importance. Outre les expropriations, elles dénoncent également le fait que l’on ne mentionne jamais les coûts qui s’y rattachent, par exemple, la mise à niveau des infrastructures, l’entretien des stationnements municipaux qui seront créés, la réorganisation de la circulation en périphérie du centre, etc. «Nous savons comment tout ça va commencer, mais pas comment ça va finir et qui va payer la facture», lance Doris Poirier. «Dans ce projet, tout est flou, tout est vague et l’espace parc n’est ni tracé ni fixé», ajoute l’ex-conseillère Josée Barbeau qui jusqu’au jour de sa démission, à l’automne 2007, dit n’avoir obtenu aucune réponse claire à ses questions pourtant insistantes concernant les tenants et aboutissants de ce projet.

Les deux citoyennes souhaitent que les Adélois réalisent que le projet de l’Îlot Grignon a un coût. Doris Poirier précise: «Cette approche va alourdir notre endettement.  En analysant les chiffres que j’ai obtenus de la Ville, j’ai calculé que la valeur foncière des dix-neuf immeubles visés par un avis de réserve s’élève à près de 4,5 millions $. Nous n’avons pas encore parlé de la valeur commerciale, de la juste valeur marchande ni des poursuites devant les tribunaux pour s’opposer possiblement à l’expropriation elle-même ou pour contester l’offre qui sera faite. Ces chiffres sont très conservateurs. Les citoyens doivent refuser de se faire endetter davantage pour le type de développement que l’on veut leur imposer.»

Josée Barbeau

Un projet brouillon? C’est ce que semble croire Josée Barbeau: «Je me questionne sur l’empressement dans ce projet. Je m’explique mal que les nouveaux élus soient si pressés concernant ce projet en particulier alors que les priorités sont ailleurs. Je suis persuadé que ce projet est cher à un petit groupe alors que d’autres naviguent à l’aveuglette. Ça me préoccupe beaucoup.» Propos soutenus par Doris Poirier qui estime quant à elle que «la population adéloise a souvent exprimé son refus de vivre dans une ville purement commerciale et trop achalandée. Il faut bien sûr qu’il y ait des commerces, mais commençons par remplir tous les espaces commerciaux qui sont vides avant d’en ajouter de nouveaux. Commençons par faire avec ce que l’on a. À ma connaissance, il n’existe aucune étude concernant les impacts qu’aura ce projet sur les autres commerces.» Elle ajoute: «Ce projet ne correspond pas aux intérêts de la population. Je ne vois pas comment les Adélois peuvent sortir gagnants du fait d’être endettés davantage. De plus, en quoi la population de Sainte-Adèle sera-t-elle avantagée avec un parc de stationnement de près de 500 cases dans son centre-ville? », renchérit-elle. Les deux citoyennes s’inquiètent aussi du fait que tout laisse croire que l’on va confier le sort du centre-ville adélois à un promoteur.

L’avocate et l’ex-conseillère comptent bien utiliser tous les outils démocratiques existants afin que les citoyens prennent part aux décisions concernant le règlement d’emprunt:« les citoyens pourront se présenter à l’Hôtel de Ville et exiger que se tienne un référendum sur l’emprunt. Si les citoyens se prennent en mains, ils auront à cette occasion la possibilité de s’exprimer clairement. Le registre ne sera ouvert qu’une seule journée et pour obtenir un référendum sur l’emprunt, il faut obtenir un minimum de 500 signatures. Nous invitons les gens à se mobiliser afin de demander une véritable consultation concernant ce projet. Nous avons une occasion de passer un message clair aux élus en leur disant que nous n’avons pas l’intention de les laisser fouiller dans nos poches sans réagir.»

Doris Poirier et Josée Barbeau entendent promouvoir et soutenir cette démarche démocratique. Elles estiment que les citoyens doivent réaliser qu’ils ont un pouvoir décisionnel sur la question de l’emprunt et sur le projet en général: «Notre groupe considère que ce qui est en train de se passer avec ce projet n’a aucun sens. Si la Ville ne retire pas son règlement d’emprunt, nous ferons en sorte qu’il y ait un référendum qui permettra aux citoyens de s’exprimer.»

La pétition n’est que le point de départ des actions que comptent entreprendre les opposants au projet. Doris Poirier et Josée Barbeau soulignent toutefois «que le geste le plus significatif sera quand la population se présentera à l’Hôtel de Ville pour signer le registre exigeant un référendum.»

Des documents consultés par Accès suggèrent que le projet de l’Îlot Grignon s’inspirerait du Lifestyle center, un concept américain qui regroupe des boutiques en plein air dans un style centre-ville, facilement accessible en voiture et offrant beaucoup de stationnements.

Les Adélois peuvent signer la pétition en se rendant aux Moulées du Nord, angle Pierre-Péladeau et Sigouin, à la librairie Desjardins sur la 117 et à la Chocolaterie, située sur la rue Valiquette.

Publié dans l’Accès, édition du 8 août 2008

Photo: André Bérard





Îlot Grignon: règlement d’emprunt pour l’acquisition d’immeubles

23 07 2008

Le 21 juillet dernier, le conseil municipal adélois appuyait un avis de motion pour un règlement d’emprunt permettant l’acquisition d’immeubles dans le projet de revitalisation de l’Îlot Grignon. Une résolution chargeant le notaire André Voizard de s’occuper de l’opération a également été approuvée par le conseil. Notons que le conseiller Jean-Pierre Pariseau a exprimé sa dissidence concernant ces démarches. La somme prévue pour cette première vague d’acquisition serait d’environ 3 000 000 $  





Îlot Grignon: une commerçante en colère

18 07 2008

Nicole Tardif, propriétaire des Moulées du Nord, ne cache pas sa colère face à la menace d’expropriation qui plane depuis plusieurs années au-dessus de son commerce situé à l’angle des rues Pierre-Péladeau et Sigouin. La propriétaire de cette boutique pour animaux, qui en 2004 s’est vue remettre un trophée de la chambre de commerce de Sainte-Adèle pour le meilleur service à la clientèle, reproche à la municipalité d’adopter une attitude méprisante envers une commerçante adéloise qui remporte un vif succès auprès des Adélois et aussi des clients de l’extérieur.

Nicole Tardif dit être tenue dans l’ignorance la plus totale concernant le plan réel des responsables du projet quant à l’avenir de sa boutique située dans le quadrilatère visé par le projet de revitalisation de l’Îlot Grignon. Depuis plusieurs années, le commerce est sous le coup d’un avis de réserve, une procédure qui précède l’expropriation et qui, comme son nom l’indique, impose une réserve sur un bien immobilier, interdisant durant sa durée toute construction, amélioration ou addition sur l’immeuble qui en fait l’objet. Les préjudices occasionnés par ce type de mesure qui paralyse une entreprise en limitant son développement sont nombreux. Récemment, une information colportée par la rumeur annonçait l’intention de la municipalité de construire la nouvelle bibliothèque municipale à l’emplacement des Moulées du Nord:«Nous apprenons, par nos clients de surcroit, que l’on projette d’installer la bibliothèque à la place de notre commerce. Au début, il ne s’agissait que de ouï-dire, mais aujourd’hui, en consultant le site Internet de la Ville, l’information se vérifie.» Le plan B de revitalisation de l’Îlot Grignon, obtenu par Accès, place en effet la bibliothèque municipale à l’angle des rues Pierre-Péladeau et Sigouin.

Les doléances de Nicole Tardif  visent la méthode adoptée par la municipalité dans son dossier:«Personne n’est venu me voir pour m’expliquer ou m’informer de quoi que ce soit concernant mon commerce. C’est comme s’il n’existait pas», lance la commerçante qui ne cache pas son agacement devant cette approche qu’elle juge pour le moins cavalière. Elle ajoute:«Lorsque l’on parle de «l’angle Pierre-Péladeau et Sigouin», on omet de préciser qu’il y a un commerce à cet endroit, qu’il s’appelle Les Moulées du Nord, et qu’il créer plusieurs emplois.»  Nicole Tardif soutient que jusqu’à maintenant, personne n’a daigné se présenter à son commerce pour discuter ou simplement tenter de s’entendre de gré à gré, comme il est d’usage dans de telles situations :«C’est une attitude de mépris de la Ville envers un de ses commerçants», clame-t-elle avec conviction. Joint au téléphone, le maire Descoteaux confirme que l’on étudie en effet la possibilité d’installer la bibliothèque à la place des Moulées du Nord, mais souligne que «rien n’est coulé dans le béton.»

Au moment d’écrire ces lignes, la propriétaire du commerce avait tenté à plusieurs reprises de joindre le maire Descoteaux, sans succès.

Selon Nicole Tardif, l’emplacement de son commerce est en partie tributaire de son succès:«Quand nous avons ouvert, en 2000, nous étions situées sur la 117. Depuis que nous sommes ici, notre chiffre d’affaires a sextuplé.» La commerçante s’inquiète des conséquences qu’une expropriation aura sur sa boutique:«pourquoi tuer un commerce en pleine santé, dont la croissance est continue? Pourquoi installer la bibliothèque justement ici, à la place des Moulées du Nord, alors qu’il existe d’autres places disponibles dans le même quadrilatère?»

Avant d’acheter la bâtisse qu’elle louait et qui était sous le coup d’un avis de réserve, le maire Jean-Paul Cardinal aurait affirmé à Nicole Tardif, alors qu’elle exprimait ses réticences relativement à l’achat de l’immeuble, qu’il n’avait pas l’intention de déplacer son commerce:«Nous ne sommes pas là pour nuire aux commerçants», aurait alors dit le maire démissionnaire. Nicole Tardif soutient qu’à cette époque, le maire l’aurait même félicité «d’avoir fait quelque chose de bien avec un emplacement qui était mort.» Notons que Nicole Tardif a toujours consenti à se plier aux critères d’esthétisme qui seront établis pour le projet de revitalisation du centre-ville:«Mais nous ne pouvons rien entreprendre avec cet avis de réserve qui pend au-dessus de nos têtes.»

Les Moulées du Nord effectue plus de 23 000 transactions annuellement. 25 % de sa clientèle provient de l’extérieur (Montréal, Val-David, Saint-Donat, Sainte-Agathe, etc.). La boutique, fréquentée par la colonie artistique, est qualifiée par les représentants en produits pour animaux comme une des trois plus belles boutiques du genre au Québec. Avec un chiffre d’affaires qui représente le double des boutiques similaires, les Moulées du Nord emploie cinq personnes et honore 2500 cartes de fidélité. De plus, le commerce offre une vaste gamme de produits québécois. Ainsi, plusieurs fabricants d’accessoires pour animaux, notamment des nichoirs spécialisés pour canards, chauve-souris, etc., distribuent leurs produits à la boutique du 459 Pierre-Péladeau.  Des chiffres et des faits qui poussent certains observateurs à se questionner sur l’intérêt de ralentir et de menacer un commerce qui fonctionne à plein régime et qui attire une clientèle – souvent fortunée – à l’endroit même où l’on souhaite créer de l’achalandage et où l’on prévoit installer des boutiques qui, forcément, bénéficieront du pouvoir d’attraction des Moulées du Nord.

Lundi dernier, Nicole Tardif rencontrait un avocat spécialisé en expropriation afin qu’il analyse son dossier. Le projet de revitalisation du centre-ville adélois soulève depuis son annonce beaucoup de questions qui restent sans réponses. Selon l’administration Descoteaux, il est temps d’avancer:« Le projet de l’Îlot Grignon a fait l’objet, depuis quelques années, de nombreuses études et consultations. Nous sommes convaincus comme conseil de ville que pour le bien de notre ville le temps est venu de passer à l’action.» Sentiment qui de toute évidence n’est pas partagé par l’ensemble des citoyens et des commerçants. Certains observateurs se demandent à quelle demande répond ce projet:«alors que l’on ne compte plus les locaux commerciaux déserts, ne vaudrait-il pas mieux concentrer les efforts à consolider les acquis, plutôt que de déplacer le problème? Les commerçants du vrai centre-ville de Sainte-Adèle, celui des rues Morin et Valiquette, devraient s’inquiéter de ce qui s’en vient», souligne un commerçant qui souhaite garder l’anonymat. 

Selon des documents obtenus par Accès, 19 immeubles sont visés par l’imposition d’un avis de réserve. Le total des valeurs uniformisées de ces immeubles s’élève à 4 450 920 $. Ce montant n’inclut pas les valeurs commerciales ni d’éventuels dédommagements qui pourraient être consentis par le tribunal administratif du Québec (TAC).

Article publié dans le journal Accès, édition du 18 juillet 2008
Texte et photo: André Bérard





Îlot Grignon: 3 entreprises retenues

10 07 2008

Tiré du bulletin des actualités municipales édition du 9 juillet 2008

Dans la progression du dossier de l’îlot Grignon, 3 entreprises ont été retenues suite à un appel de qualification.

Ces entreprises ont été triées sur le volet selon des critères énumérés dans le dernier bulletin Internet (expertise, solidité financière, expérience, etc.)

Maintenant, chacune de ces entreprises déposera un projet qui devra respecter les conditions mises de l’avant par la Ville.

Par exemple, la rue Sigouin sera exclusivement résidentielle et les terrains de tennis seront maintenus au même endroit. Ainsi, une portion de la rue Sigouin pourrait être aménagée pour des bâtiments pour personnes âgées.

La société retenue sera également en charge d’aménager les espaces verts et les stationnements, selon les plans et devis de la Ville.
 
Si le dossier de la construction d’une nouvelle bibliothèque se concrétise (voir rubriqueSaviez-vous que .. ), elle serait située sur le Chemin Pierre-Péladeau, à l’angle de la rue Sigouin.

NDLR : Notons que l’angle de la rue Pierre Péladeau et de la rue Sigouin est actuellement occupé par la boutique d’aliments pour animaux Les moulées du Nord. Afin de concrétiser le projet de bibliothèque sur ce site, la municipalité devra exproprier les commerçants.